Newsletter n° 7
juillet-août 2006

       

Les nouvelles normes comptables sont désormais appliquées dans les grandes entreprises, tant en Europe qu’aux Etats-Unis, dans de nombreux pays y compris en voie de développement.

Le colloque organisé le 20 juin à Bercy par le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables, avec l’assistance de l’Académie, a permis de constater qu’au-delà des perspectives et des efforts d’adaptation, dans l’ensemble, il n’y a pas eu de drame pour intégrer les normes dans les entreprises importantes et dotées des moyens nécessaires en personnel.

Evidemment, il n’est pas question de tirer des conclusions hâtives de ce dernier constat étayé par des enquêtes menées pour l’occasion, il faudra plusieurs années pour, avec le recul, faire apparaître les vrais avantages et inconvénients de ce nouveau corps normatif dont les effets dépassent la seule sphère comptable. On l’a bien vu à travers la vivacité des échanges des deux tables rondes consacrées aux impacts des IFRS sur l’économie qui réunissaient macro économistes distingués et grands patrons.

Là aussi, nous manquons de recul pour savoir s’il faut s’inquiéter comme certains des dérivés qu’induiraient les IFRS sur l’économie, voire l’existence même du capitalisme, ou comme se rassurent certains autres, si l’impact sera globalement positif.

L’idée d’Observatoire émise à cette occasion par le Président du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables, Jean-Pierre Alix, me paraît être une excellente opportunité de suivi de cette question majeure.

L’un des aspects essentiels de cette problématique tient dans l’évaluation de l’impact des IFRS sur les PME, si elles étaient amenées à les adopter.

Quels avantages réels présenteraient les IFRS pour les PME ?

Le coût annuel de l’application des IFRS présenterait-il un intérêt pour une PME non soumise à la comparabilité nécessaire aux sociétés cotées, dotée d’un actionnariat familial et susceptible d’une opération de haut bilan une fois par génération ?

L’inquiétude de certains économistes sur les effets négatifs que pourraient avoir les IFRS sur les PME, en particulier sur leur rentabilité, devrait nous faire réfléchir avant d’envisager une telle mesure de généralisation. Voilà un nouveau sujet de réflexion et d’étude…

William NAHUM

Président

"L'Académie est une initiative de l'Ordre des Experts-Comptables"

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