Petits dejeuners

Rencontre avec Bertrand Collomb

L'invité

Ancien élève de l'Ecole Polytechnique et de l'Ecole des Mines de Paris, Bertrand Collomb est également licencié en droit et a obtenu un PhD de Management (Université du Texas).
De 1966 à 1975, il a occupé diverses positions administratives au Ministère de l'Industrie et dans des cabinets ministériels.
Il a également créé et dirigé le centre de recherche en gestion de l'Ecole Polytechnique.
Bertrand Collomb a rejoint Lafarge en 1975. Après avoir occupé plusieurs postes dans le groupe, il a été directeur général de Lafarge Corporation, filiale nord-américaine du groupe (1985-1988).
Nommé Président-directeur-général de Lafarge en août 1989, il devient Président du conseil d’administration en mai 2003.
Président de l'Association Française des Entreprises Privées (AFEP), du World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) et de l'Institut Français des Relations Internationales, Bertrand Collomb est aussi vice-président de Global Business Coalition on HIV/AIDS.
Il est administrateur de Total et d’Unilever et membre de l'International Accounting Standards Foundation, de la table-ronde des industriels européens (ERT) et de l’Institut de France (Académie des Sciences Morales et Politiques).

Le débat

Le rapport Bouton, commandé par le MEDEF et l’AFEP et présenté en octobre 2002, prévoyait un certain nombre de réformes destinées à restaurer la confiance des actionnaires et des investisseurs dans l’entreprise.
Ce petit-déjeuner fut une occasion de faire le point sur l’efficacité du gouvernement d’entreprise en France et sur la nécessité d’internationaliser les marchés pour une homogénéisation des règles au niveau mondial.
La loi Sarbanes Oxley rappelle d’ailleurs à quel point l’Europe a besoin d’une expression unie et forte pour éviter une régulation dictée par les Etats-Unis.
Bertrand Collomb a dressé un bilan du rapport Bouton et de son application et s’est exprimé sur l’ensemble des points soulevés par ce même rapport :

  • transparence financière,
  • pertinence des normes et pratiques comptables,
  • efficience des contrôles internes et externes,
  • niveau de confiance des investisseurs,
  • rémunération des dirigeants…
  • et bien entendu sur ce qui semble le problème fondamental du gouvernement d’entreprise : la (ré)conciliation du temps financier et du temps industriel.

L'Académie est une initiative de l'Ordre des Experts-Comptables